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Suite et pas fin...
Je rebondis sur la dernière note ainsi que sur le commentaire de korail. Je me pose des grandes questions qui n'auront sans doute aucune réponse et que beaucoup se posent comme moi. On peut pas tous être heureux en même temps, en gros c'est ça le problème. Mais comment se fait-il que l'être humain est capable de regarder les infos le soir à la télé tout en mangeant un bon repas au chaud ? Comment se fait-il que plus rien ne nous choque de l'actualité ? Sommes-nous conditionnés à la misère ? Evidemment, il faut savoir dépasser ces horreurs pour avancer dans sa vie, les accepter mais qu'est ce qui fait que nous n'arrivons plus à être choqués ? Y'a-t-il eu un moment dans notre enfance où nous nous sommes rendus compte que le monde serait pourri avec ou sans nous ? Qu'est ce qui va pousser quelqu'un à sacrifier sa vie tranquille pour partir dans l'humanitaire ? Est-ce une différence de caractère ? Etre attristé suffit-il à laver sa conscience ? L'empathie ; innée ou acquise ?
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Sans transition...
Plein de choses à raconter et rien à la fois. Petits évènements dans la vie pas passionnante qu'est la mienne mais qui me plait atrocement. J'ai passé mes examens ; je les ai eu. J'ai passé un entretien pour être assistante pédagogique à la rentrée scolaire dans un collège classé ZEP ; je l'ai eu. J'ai eu mon cadeau d'anniversaire en avance : le grand prix de magny cours dimanche dernier ; kimi l'a pas eu. J'ai passé le 13 juillet avec mes "filles", manque de bol il en manquait une mais c'était bien. Je me suis mise à pleurer à penser que c'était le dernier feu d'artifice pourri qu'on voyait ensemble. Faut grandir. Je passe un max de temps avec elles, à ressasser les mêmes souvenirs, à parler encore et toujours des mêmes sujets. C'est con. Ca va me manquer. J'aime ma vie car j'ai la chance de vivre des moments de bonheur alors qu'une partie du monde est en train de pourrir de l'intérieur. Je profite... Qui sait où je me réincarnerai ?
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Comment ça fait pas beau en bretagne ??
Comme l'a révélé plus haut luitne, suis en bretagne le temps de courtes vacances (courtes parce que de toutes façons fait toujours moche en bretagne). Au programme notamment pour occuper cette semaine de glandouille, plage. Mais j'y vais en jupe et tee-shirt manches 3/4 parce que de toutes façons fait toujours moche en bretagne. En observant les autochtones, je remarque que suis la seule qui résiste encore et toujours au maillot de bain ("mais vous avez pas froid comme ça ?? bbbrrr fait quand même pas chaud hein !!"). Le lendemain j'y retourne bien décidée à me fondre parmi la population bretonne et je m'étale sur le sable telle le homard paresseux un livre entre les pinces. Passe 1h ("hum commence à chauffer non ?"). Passent 2h ("heu dis, tu me préviens si je tourne rouge hein ??"). Le problème avec les coups de soleil c'est que tu t'en rends compte seulement sous la douche une fois rentrée chez toi où les voisins t'entendent d'un coup hurler "bordel c'est quoi ça ?? y faisait moche !!". Bon bé voilà en fait y faisait moche que dans ma tête, en fait y'avait même pas un nuage... Et me voilà telle l'écrevisse stupide remerciant l'inventeur de la biafine. Morale de l'histoire : quel est le con qui a dit qu'il faisait moche en bretagne ???
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Phrase d'une célibataire frustrée...
... qui l'assume à fonnnnnnd !
"Le mariage vous enseigne la loyauté, la patience, la persévérance, l'humilité, l'épargne... et beaucoup d'autres choses dont vous n'auriez aucun besoin si vous étiez resté célibataire"
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Le lendemain justement...
Réveillée à 8h30 parce que fallait réviser les stats en urgence. La fin officielle des partiels c’était le 9 juin normalement. Mais ce jour-là, on a eu une pitite surprise vu que les profs ont décidé d’annuler l’épreuve de stats. Alors nous revoilà le 23 juin pour la passer, pas emmerdés du tout d’avoir décalé nos vacances (t’inquiète pas connard je fais rien de mes 3 mois de vacances...). L’épreuve bouclée (heu... baclée ?), les potesses et moi décidons de sortir un ‘ti peu arroser (à l’eau) la fin des partiels. Bon ok, c’est soir de foot... Bon ok, c’est France-Togo... Bon ok les mecs vont être déchaînés ce soir et on risque pas de trouver de la place au blackface qui nous tient lieu de bar-QG... Mais on est des nanas courageuses, on se lance et à 19h30 on est assises confortablement verres d’eau à la main devant un ‘ti écran ; et là commence notre 1ère soirée foot à moi et à luitne... Y’a du monde, ça gueule, c’est marrant alors on hurle comme des dingues pour faire comme tout le monde et je me prend au jeu. Indo est à deux doigts de partir en Allemagne par le premier train histoire de se faire entendre (parce que comme le remarque justement luitne, de là-bas, ils nous entendent pas...). A la mi-temps, luitne se met à hurler venant de comprendre qu’on a changé de côté (elle débutait vraiment). De mon côté j’ouvre les paris : Henry va marquer le premier but... Bon, pas loin... Enfin on gagne pile poil ce qu’il fallait, tout va bien, surtout que le bar se vide peu à peu et la musique revient : l’aventurier. Après un bon too schuss sur le Indochine, on recommande de l’eau en quantité parce que fait vraiment soif. Je cherche désespérement des pastilles d’oropivalone parce que plus de voix, et on décide intelligemment d’annuler le karaoké (faut pas pousser non plus !). Bref soirée trèèèès raisonnable, on rentre à pied avec luitne, aucun incident à déplorer sur la route du retour. A quand la prochaine soirée foot ? Ps : cette note est peut-être truffée de mensonges...
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Fête de la musique...
Ça y est ! ! l’été est arrivé ! ! ! et avec comme tous les ans un ‘ti tour à la fête de la musique… Bon au départ tu tombes sur du hard rock (t’aimes bien mais on n’entend plus rien de ceux qui sont installés à côté) alors t’avances un peu et là super ambiance avec de la capoeira. Mais il commence à faire faim alors direction le quick avec les potesses pour se goinfrer de hamburgers gras et frites huileuses (mmmm !).
Ensuite tu tournes dans les rues, tu t’arrêtes pour danser un peu mais le problème est que tu cherches désespérément des djembés parce que vraiment, tu ADORES bouger ton corps au rythme des percussions africaines. Au détour d’une rue tu rencontres deux autres potesses à toi qui sont aussi en manque d’animation, tu les invites à chercher ensemble et finalement… sur la place de la sous préfecture (qui te rappelle les sittings organisés dans les manifs anti CPE) vous entendez enfin un son qui invite à la danse… tu restes pas mal de temps pour profiter et puis tu repars à la recherche cette fois-ci de chansons des années 80 (ouais tu es jeune mais tu ne renies pas pour autant le bon vieux rock). Sur une autre place, tes oreilles commencent à bouger toutes seules ; elles ont reconnu la BO du film Grease dont tu raffoles (là aussi tu assumes à fond). Et c’est parti tu te déchaînes comme une folle même si tu chantes faux, tu t’en fous parce que les potesses s’éclatent autant que toi et chantent aussi mal que toi. Après c’est sur du Téléphone que le groupe enchaîne, et là aussi les gens se retournent sur toi en se disant que ouais, ok c’est bien à ton âge de connaître ces chansons, mais que quand même tu chantes maaaaaal !
Bref, les deux potesses déchaînées s’en vont et tu rejoins les autres potesses fidèles qui étaient barrées chercher du monde dans le centre (vous avez remarqué ? on se donne tout le temps RDV mais on se retrouve jamais dans ce genre de soirée !!). Tu rencontres des gens (chouette de la nouveauté !), tu fais connaissance et parce que vraiment il fait soif (et qu’il commence à pleuvoir), tu cherches un bar couvert et dont les chaises sont pas mouillées. Bon ça prend pas mal de temps parce que les gens sont pas cons, ils ont tous eu la même idée que toi au même moment. Pi tu trouves, tu te poses, même si c’est dans le bar le plus cher de ta ville. Tu commandes un planteur à 6.30 (tu le bois douuucement !) tout en discutant de choses et d’autres avec les gens.
Puis ça tournes au vinaigre, tu n’avais pas vu les flics débarquer et sauter sur un type à terre là, à quelques mètres de toi. Tu regardes en rigolant et d’un coup d’autres bourrés viennent s’en mêler, là tu rigoles plus du tout. Une de tes potesses t’invites à finir fissa ton verre, à payer et à décoller de là mais trop tard le fourgon de flics arrive et les lacrymos sont lâchés. Tu remarques seulement que les serveurs courent dans tous les sens pour enlever verres et bougies, et t’entends quelqu’un gueuler « à l’intérieur ! ». Bon tu rentres fissa parce que tes yeux te piquent et que t’as méchamment envie d’éternuer. Tu payes, tu attends que ça se calme et tu repars enfin, contente de pas avoir été embarquée par erreur (dans ce genre de situations, les flics font parfois du zêle…). Ta potesse flippée court devant et comme elle tient le pépin (il pleut toujours), tu cours comme une folle derrière elle pour qu’elle te ramène dans ton chez toi, à 2h du matin. Tu rentres sans un bruit pour pas réveiller ton père qui dort et tu te fous au lit après t’être souhaité une bonne nuit (bé ouais parce que personne va le faire à ta place hein !). A 3h tu dors toujours pas parce que t’as mal au crâne, la tête remplie de choses, et tes putains d’oreilles font que siffler. Tu te réveilles enfin vers 8h30 à cause des travaux dans ta rue, tu te dis que t’as vraiment pas tes 9h de sommeil réglementaires et tu te souviens d’un coup que tu as un partiel à passer, le lendemain…
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